Aller au contenu principal

#Congo #Brazzaville Message au Peuple du Congo à propos du procès des cadres et militants du CDRC

5 avril 2014

Message au Peuple du Congo à propos du procès du 7/04/14 des cadres et militants du CDRC pour “atteinte à la sûreté de l’État”.

 

Mes chers Compatriotes,

Conscient de la souffrance qui est la vôtre devant l’arbitraire et la politique d’intimidation orchestrés par la dictature du PCT, parti au pouvoir, soyez assurés, Vous, Cadres et Militants du CDRC, que je suis et resterai avec vous de tout cœur dans cette lutte, la Nôtre, celle de faire la politique autrement dans un Congo Uni et Fort, pour instaurer le bien-être de nos Concitoyens et des générations futures.

Comme vous le constatez, le CDRC est le seul parti à subir un procès politique stalinien en voyant ses Cadres et Militants arbitrairement arrêtés avec le motif fallacieux « d’atteinte à la sûreté de l’État ». Le CDRC est à ce jour le seul vrai parti d’opposition au Congo. Soyons fiers de cette position en dépit des intimidations du PCT lequel a perdu depuis longtemps la confiance de nos Concitoyens, aux abois puisque coincé par sa propre Constitution de 2002, ce qui mettra fin à leur règne sans partage en 2016.

Pourquoi tant d’acharnement sur Vous, Cadres et Membres du CDRC ? Pour la réunion que j’aurais organisée, avec les membres du Parti à notre siège de Pointe-Noire, chez Monsieur le vice-président, Sylvain MIKAMONA ? Quoi de plus normal pour un leader de parti ? Mais, renchérissent-ils, pour l’ampleur et la réussite de nos MEETINGS PUBLICS du 11 Mai 2013 à la Place emblématique du Centre sportif de Makélékélé et du 29 juin 2013 à la place de la gare de Tié-Tié.

Et pourquoi modifierait-Il la Constitution de 2002 qu’Il a Lui-même établie ? Pour se représenter alors que celle-ci le Lui interdit explicitement, ce qui Lui permettrait, moyennant le truquage électoral des listes de poursuivre sa politique de rigueur et de dictature sept années supplémentaires jusqu’en 2023.

Parce que vous avez eu le courage démocratique de demander la démission du gouvernement, là aussi c’est une chose normale en démocratie, et la Constitution du 20 Janvier 2002 nous l’autorise, vous êtes emprisonnés et privés de liberté pour servir de moyen d’échange, et faire pression sur moi-même, en tentant de me discréditer auprès du Peuple, voire à me rendre responsable d’éventuels soulèvements.

Cela dit, une telle demande ne peut aucunement faire l’objet d’une poursuite judiciaire en démocratie, à moins que les magistrats du PCT aux ordres de Monsieur Denis SASSOU entérinent une qualification ne provenant assurément que du Ministre de la Justice lui-même et du Président de la République.

Pour ce qui est des différentes réunions qu’on nous accuse d’avoir organisées, nous répondons qu’il s’agit de la vie normale d’un parti, même d’opposition, et que Monsieur Denis SASSOU fait la même chose quand il se déplace à l’intérieur du pays. A moins qu’il s’agisse d’un monopartisme de fait.

Mes Chers Compatriotes, en système de multipartisme, la liberté de réunion est un acquis constitutionnel, comme la liberté de manifester et la demande de démission à l’encontre d’un gouvernement incompétent. Vous avez le droit d’en faire usage conformément à la Constitution, comme je l’ai écrit aux Institutions Internationales. Vous n’avez en aucun cas commis de crime de lèse-majesté, sauf pour les ennemis de la démocratie qui pour le reste sont déjà à la dérive puisqu’en fin de mandat avec interdiction de modifier la Constitution.

Le seul vrai motif de votre persécution, aujourd’hui, c’est que Monsieur Denis SASSOU sait que nous gagnerons les élections présidentielles dès lors qu’elles seront organisées de manière libre. Aussi, use-t-il de cette pratique pour vous décourager, décourager vos familles, c’est le principe de la dictature. Ce qui s’est passé dans le Niari, dans les villages de Mila-Mila et Malolo avec l’incendie des voitures est un coup de semonce, montre que le Peuple ne suit plus dans son for intérieur la politique de dictature et d’austérité instaurée par les caciques du PCT.

Gardez la tête haute et un moral de fer devant la joie presque éphémère des adeptes de la médiocrité qui ont choisi l’intrigue et l’arbitraire comme mode de gouvernance et dont l’avenir presque incertain pousse à choisir les extrêmes dans la peur de perdre toute légitimité constitutionnelle très bientôt.

Mes Chers Amis, sachez que c’est vous qui avez raison sur toute la ligne. Soyez prêts. Gardez la foi dans ce combat pour la liberté et le développement du Congo du Nord au Sud, parce que c’est vous qui appliquerez les réformes dont le Congo attend la mise en en place dès 2016 lorsque la dictature aura cessé d’exister dans notre Pays reçu en héritage de nos Ancêtres. Soyez fiers parce que nous mettrons en place toutes les promesses faites à l’endroit de notre Peuple sans distinction de Région ni d’Ethnie. Sachez que la partition du pays en deux États sera la conséquence inéluctable, en cas de condamnation arbitraire de nos Cadres et Membres, procès politique allant à l’encontre de la démocratie, et dès lors que le gouvernement de Monsieur Denis SASSOU aura décidé de la modification de la Constitution.

A cet effet, nous avons adressé une correspondance en ce sens auprès du Secrétaire général de l’ONU, Monsieur Ban Ki-moon, arguant du droit inaliénable à chaque Peuple d’ethnie différente à disposer du droit à l’autodétermination, c’est-à-dire pour toutes les populations du Sud-Congo à se libérer de l’État Mbochi de Monsieur Sassou qui a confisqué, de façon ethnique, le pouvoir et les recettes en devises, nonobstant notre désolation républicaine à nous séparer momentanément des Ethnies du Nord-Congo.

C’est la position officielle et conditionnelle du CDRC, parti d’opposition, transmise aux Institutions Internationales (UA, UE, ONU, etc.) dont copie a été faite à Monsieur Denis SASSOU, option conditionnée au respect de la démocratie dans l’intérêt supérieur du Pays dans son ensemble, une situation bloquée par l’inquiétude compréhensible de Monsieur Sassou s’il advenait qu’il quittât le pouvoir, malgré les assurances que le CDRC et moi-même lui avons toujours données, considérant que la responsabilité est internationale. Considérez bien aussi cette question des coqs qui n’est pas si anodine, et dit bien dire ce qu’elle veut dire ! Quelle meilleure preuve de notre parole républicaine et démocratique, Lui sait bien ce qu’Il nous doit !

A ceux embastillés pour raison d’État, je vous dis, soyez confiants. Ce n’est pas Vous qu’ils cherchent à atteindre par ce procès, mais moi, président de Notre Parti, le CDRC, pour empêcher ma candidature à la présidence en 2016, sachant pertinemment que l’ensemble des Peuples du Sud voire du Nord nous donnera à Nous CDRC, la majorité absolue, avec une forte participation, situation qui inquiète tant l’actuel Président pour le cas où la Communauté Internationale lui demanderait des comptes à la CPI, à moins de faire en sorte qu’il en soit autrement dans l’intérêt bien compris de Tous et surtout du Peuple.

Chacun doit prendre ses responsabilités pour le futur du pays. En ma qualité de président du CDRC, j’ai pris les miennes. Les Forces Armées Congolaises doivent prendre les siennes. Les responsables politiques du Congo et la société civile doivent aussi prendre leurs responsabilités dès maintenant quant à l’avenir du Congo.

Les valeurs que je défends viscéralement et que je défendrai toujours, et dont je crois, c’est la dignité de l’homme politique par sa soumission aux règles édictées par la nation. Je veux pour mon pays une paix assise sur l’intégrité de la personne, le respect de l’être humain quelle que soit sa qualité, sa religion et ses idées.

Nous rappelons que les membres de mon parti au nombre de 28 détenus dans les prisons de Monsieur Denis SASSOU qui seront jugés le 7 avril prochain devant une Cour d’Appel ne sont même jamais passés devant une juridiction de première instance.

Aussi, à tous nos compatriotes, surtout du sud, particulièrement des Plateaux, du Pool, de la Lékoumou, de la Bouenza, du Niari et du Kouilou, soyez nombreux à Pointe-Noire à soutenir Vos Frères lors du procès inique du 7 avril 2014 prochain !

QUE VIVE LA DÉMOCRATIE ET LA RÉPUBLIQUE UNE ET INDIVISIBLE

A TOUS : COURAGE, COURAGE, COURAGE…

Fait à Paris, le 04 avril 2014

clip_image002

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et
Républicains du Congo (C.D.R.C.)

clip_image004

From → Non classé

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :