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#Congo #Brazzaville Denis SASSOU ouvre la boîte de pandore !

21 avril 2014

clip_image002Le débat sur la modification des articles 57, 58 et 185 de la Constitution du 20 Janvier 2002 doit ouvrir aussi la modification de tous les articles notamment L’ART. 1 qui stipule :

« La République du Congo est un État souverain, indivisible, laïc, social et démocratique. Sa capitale est Brazzaville ».

Au cours de l’émission « Invité Afrique » de RFI, Monsieur Bienvenu Okiémy, ministre de la Communication du Congo-Brazzaville, répondant aux questions de Christophe Boisbouvier sur les antennes de RFI, le vendredi 18 avril 2014, confirme :

« Le débat sur la constitution ne doit pas être un tabou. Plutôt que de voir en la constitution un texte figé, il convient de voir un texte dynamique, adaptable à l’évolution de la société congolaise. Il n’est donc pas interdit de vouloir faire le bilan de notre expérience constitutionnelle. »

En réalité, le débat a trait à quelques articles bien définis. Voici ce qu’en disait Mathias DZON à propos de ces articles si chers à Denis SASSOU et au PCT :

« Les articles 57 et 58 de la Constitution actuelle limitent le nombre de mandats du président de la République à deux et l’âge pour être candidat à 40 ans au moins et 70 ans au plus. Quant à l’article 185, il dispose que la Constitution actuelle ne peut pas être révisée, entre autres, sur le nombre de mandats du président de la République. Ainsi, sur la base des articles 57, 58 et 185, le président de la République actuel qui est à son deuxième mandat et qui aura 73 ans en 2016, ne peut plus briguer un troisième mandat. Or, il s’active fiévreusement à réviser les articles 57, 58 et 185 ou à défaut, changer de Constitution. » (La Griffe N° 178 du 24 au 31 juillet 2013 pp. 1, 3).

Christophe Boisbouvier à Bienvenu Okiémy :

« A Brazzaville plusieurs voix s’élèvent en faveur d’une révision de la Constitution ; les voix des ministres Pierre Mabiala et Isidore Mvouba, celle du président de l’Assemblée Justin Koumba. Est-ce que ce sont des signes annonciateurs ? »

Bienvenu Okiémy :

« Les propos tenus par ces personnes doivent être considérés comme leurs propres opinions. Ce sont les opinions de simples citoyens. Ce sont des initiatives populaires que l’on ne saurait bâillonner sur un sujet aussi important. »

Nous estimons dès lors où Monsieur Bienvenu Okiémy admet que :

« Le débat sur la constitution ne doit pas être un tabou. Plutôt que de voir en la constitution un texte figé, il convient de voir un texte dynamique, adaptable à l’évolution de la société congolaise. »

Il convient, dans ces conditions, d’ouvrir ce débat sur la modification sur l’ensemble des articles de la Constitution notamment L’ART.1 pour savoir si le Congo doit rester un Etat UN et INDIVISIBLE ou aller vers une fédération d’Etats voire vers une séparation pour la création de deux Etats indépendants et souverains.

Si les membres du PCT estiment, et c’est leur droit le plus légitime, qu’il faut modifier les articles 57, 58 et 185 de la Constitution du 20 Janvier 2002, il faut reconnaître aux membres de la société congolaise le même droit légitime de modifier l’ART.1.

Oui ouvrons le débat sur l’ART.1 de la Constitution du 20 Janvier 2002 pour savoir s’il faut rester avec un seul Etat Un et Indivisible ou aller vers la séparation en deux États issus de la République actuelle du Congo.

Ce débat ne doit pas être épidermique ou sentimentaliste du genre « Il est lari ou kongo ; il est tribal ou encore qu’il aille dans son Kongo de l’Angola, etc. » comme on l’entend souvent pour ne pas aller au fond des choses, pour biaiser le débat.

Nous rappelons que c’est Monsieur Sassou Denis, président de la République actuelle du Congo qui pratique la politique de discrimination des Congolais en nommant un gouvernement, un Haut Commandement Militaire et aux postes des grandes administrations générales des cadres exclusivement du clan Mbochi d’Oyo. C’est donc lui le tribaliste avec sa politique clanique. Et non les autres comme il aime faire culpabiliser.

Nous rappelons aussi que sa politique clanique obéit à son appel à la « réconciliation inter-nordiste » pour instituer l’Etat du Nord Congo avec pour capitale Oyo où le président Sassou Denis reçoit tous ses homologues et chefs d’Etat ou de gouvernement étrangers en visite officielle.

Oui, Monsieur Bienvenu Okiémy, ouvrons le débat pour que le Peuple du Sud de la République actuelle du Congo se prononce aussi à son tour sur la « réconciliation nationale » même si le Peuple du Nord Congo  a répondu à l’appel de « réconciliation inter-nordiste » de Monsieur Sassou Denis.

Oui, Monsieur Bienvenu Okiémy, vous dites bien et nous vous en félicitons :

« Le débat sur la constitution ne doit pas être un tabou. Plutôt que de voir en la constitution un texte figé, il convient de voir un texte dynamique, adaptable à l’évolution de la société congolaise. »

La société congolaise a besoin aujourd’hui de deux Etats indépendants et souverains !

Parce que c’est le président SASSOU Denis qui ouvre cette boîte de pandore !

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC).

Paris, le 21 avril 2014 – 06:37

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2 commentaires
  1. tresor Nzaou permalink

    Je ne sais pas ce qui se trame dans les tetes des dirigeants actuellement ai pouvoir mais aussi des Congolais de la diaspora et de l’opposition tant authentique que similacre. La constition de 2002 a ete belle et bien vitee et instituee par les memes qui sont au pouvoir aujord’hui a leur aise et propre profit. Maintenant que le temps n’est plus a leur avantage, ils veulent encore la modifier? Non pas question de modifier ni les articles 57, 58 et 185 moins encore le 1er article. Mr Sassou doit tout simplement en bon citoyen partir du pouvoir en respect de la constitution de 2002 et au respect d’un Etat de droit que constitue la Republique du Congo et tous ses citoyens tant nordistes que sudistes. Le Congo restera et demeurera un Etat de 342.000 km2. Battons nous pour la survie et la souverainete de notre beau pays. Apres 2016 nius avons besoin de Mr Sassou non comme president mais plutot s’ il le desir comme conseiller ou sage politique du president et/ou du nouveau gouvernement qui sera elu democratiquement par la voix des urnes au choix libre de tout Congolais. Pas besoin de violence ni de modification de la constitution ou de certain de ses atticles, Mr Sassou laisse le pouvoir et les congolais tous unis tous soutiendront contre la peur qui pertubes tes sommeils: la cour penale internationale. Vive le Congo, vive la paix le developpement et la democratie pour tous du nord ou sud de l’est a l’ouest.

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