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Il est temps que le Congo devienne un Grand Etat

7 avril 2018

Il est temps que le Congo devienne un Grand Etat

http://dailycaller.com/2018/03/20/its-time-to-make-congo-brazzaville-great/

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Vous ne comprendrez jamais vraiment la signification du mot « liberté » tant que celle-ci ne vous as pas été ôtée. C’est au cours d’une nuit froide et sombre, dans une prison crasseuse que j’ai commencé à vraiment comprendre ce que signifie le mot "liberté".

J’étais arrivé, quelques jours plus tôt, dans mon pays d’origine. J’avais décidé de rentrer chez moi parce que mes compatriotes m’avaient appelé chez moi pour me présenter de nouveau au poste de président. J’avais déjà concouru deux fois au poste et gagné les deux fois. [1]

Mais à chaque fois, un homme d’une rare inhumanité avait annulé les élections après avoir obtenu seulement 8% des voix. J’ai ressenti le besoin d’essayer à nouveau de me battre pour la démocratie et la liberté dans ma patrie bien-aimée du Congo-Brazzaville.

J’ai été accueilli par une foule nombreuse lors de mon arrivée à l’aéroport. Des membres de l’armée du dictateur m’ont immédiatement jeté en prison. Ils m’ont battu. Ils m’ont torturé. Mais je n’ai jamais perdu espoir – l’espoir qu’un jour mon pays se lèvera.

J’ai été détenu pendant 575 jours avec peu un accès limité à une nourriture et des médicaments adaptés. J’ai été battu à plusieurs reprises, ensanglanté et meurtri. Mais je n’ai jamais abandonné. [2]

Un jour, une femme est venue me voir en prison. Elle m’a dit que je serais bientôt libéré. J’étais choqué. Elle m’a dit que le président Donald Trump et son administration avaient fait en sorte que je sois exilé pour recevoir les soins médicaux dont j’avais besoin. C’était la première fois que j’entendais parler du président Trump.

Le président Trump a peut-être sauvé ma vie. Mais il a certainement sauvé mon rêve. Mon rêve est d’un nouveau Congo où tout le monde est libre. Mon rêve est celui d’un nouveau Congo où les ressources que Dieu nous a données aident les enfants à aller à l’école, à construire des hôpitaux pour les malades et à créer des emplois pour les familles. Mon rêve est d’un pays où les hommes et les femmes sont vraiment libres de tracer leur propre voie.

Mon pays est béni avec des minéraux, des pierres précieuses, de l’énergie et un sol fertile. Mais mon peuple vit dans le désespoir parce que notre dictateur choisit de remplir ses propres poches au lieu de prendre soin de son propre peuple. Il souffre non seulement de la corruption mais du mal.

Grâce aux États-Unis, je suis maintenant un homme libre. Cependant, mes compatriotes sont loin d’être libres. Beaucoup de prisonniers politiques croupissent dans des prisons comme la mienne. Beaucoup d’autres souffrent d’une faim sévère et de maladies contagieuses. Aucun n’est vraiment libre. Plus troublant, leur souffrance entraîne une violence accrue.

Je n’ai que de l’admiration pour les États-Unis d’Amérique et le président Trump et les mesures prises pour me libérer. Peu savent ce que lui et votre pays ont fait, peut-être même moins s’en préoccupent. Mais je n’oublierai jamais. Mes compatriotes n’oublieront jamais.

Modeste Boukadia est président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC).

Notes

[1] L’élection de 1997 avait été annulée par un coup d’état, l’élection de 2009 était non-conforme à la Constitution de 2002 et M. Boukadia avait appelé à l’abstention. Déjà privée de légitimité constitutionnelle, une abstention record avait vidée l’élection de sa légitimité populaire. Pour l’élection de 2016, M. Boukadia était frappé d’un jugement par contumace considéré jugement politique par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU. Son arrestation arbitraire l’avait empêché de se présenter à l’élection présidentielle pour porter un projet politique nouveau de réconciliation nationale axé sur la sauvegarde des peuples.

Nous considérons que dans des conditions normales, le programme de Modeste Boukadia était de loin supérieur à celui du PCT qui n’a jamais gagné d’élections démocratiques. De plus de CDRC étant l’un des seuls partis à n’avoir jamais participé à la guerre des parties politiques mais ayant contribué au premier plan à la fin de la guerre, les points de vue de M. Boukadia étaient très suivis par les citoyens du Congo.

[2] Modeste Boukadia fut victime d’une tentative d’assassinat orchestrée par le directeur de la prison de Pointe-Noire, Pierre Pongui, qui est parent du ministre de la Justice Pierre Mabiala en poste à l’époque des faits. Cette tentative d’assassinat avait laissé de graves conséquences sur la santé de Modeste Boukadia et avait nécessité une hospitalisation constante au Congo.

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